Gypaète

Gypaète barbumise à jour : 25 juin 2008

Eradiqué des Alpes par l'homme au début du XXème siècle après avoir été accusé à tort d'attaquer troupeaux et enfants, le gypaète, autrefois appelé "phène des Alpes" est l'objet d'opérations de réintroduction sur l'arc alpin depuis 1986.

Son histoire en Vanoise
Les premières observations de gypaètes en Vanoise ont été effectuées par les gardes-moniteurs dès 1989.
C'est en 2002 qu'ont eu lieu les deux premières reproductions réussies en Savoie depuis le début du XXème siècle : l'une à Val d'Isère et l'autre à Termignon-la-Vanoise. En 2004, un troisième couple, installé à Peisey-Nancroix donnera également naissance à son premier gypaèton.
De 2002 à 2007, ce sont ainsi douze gypaètes nés en Vanoise qui ont rejoint les cieux de l'arc alpin.

Un indicateur de la qualité de l'environnement
Cet oiseau majestueux, d'une envergure pouvant atteindre près de 3 mètres, est impressionnant mais inoffensif . C'est un charognard qui se nourrit essentiellement d'os qu'il brise en les lâchant en vol sur les rochers, d'où son surnom de "casseur d'os".
Son retour en Vanoise est hautement symbolique parce qu'en tant que nécrophage, il atteste par sa présence de la qualité d'un environnement riche en ongulés sauvages et domestiques.
Excellent planeur, il peut longer pendant des heures les crêtes et flancs de vallées en quête d'animaux morts ; il constitue l'ultime éboueur de la montagne.

Un retour à suivre ...
Malgré tout, le retour du gypaète est encore fragile car de nombreux dangers subsistent. Le poison, les perturbations liées à l'homme et les collisions avec des câbles électriques ou de remontées mécaniques menacent encore cette espèce à la reproduction lente.

> En savoir plus sur le gypaète dans la vallée de Peisey-Nancroix
> En savoir plus sur le gypaète sur le site de Termignon
> En savoir plus sur le gypaète sur le site de Val d'Isère

© PNV / Michel Bouche